Chapitre 1 – Du salon au diplôme Chap. 1 – Du salon au diplôme.Le support a pots de’fleurs dans le salon de mes parents près de la fenêtre, était en fait, … le capot en bois cachant une élégante machine à coudre ayant appartenue à mon arrière-grand-mère « mémé Louise », dont mon seul souvenir est celui d’une étrangère, un genre de tatie Danielle sans intérêt. Alors que cette femme a été une couturière avec qui je regrette n’avoir jamais pu échanger de ce métier tellement passionnant.Vous savez ? Cette machine, où c’était toi qui balançais tes pieds d’avant en arrière pour que l’aiguille monte et descende. J’ai eu la chance, et l’ai pas raté cette foius, lorsque je sollicité ma tante malgré son âge pour profiter cette fois de conseils, aide et souvent sauvetage in extremis. C’était donc la deuxième couturière professionnelle dans ma famille. Une grand-mère officiant aussi à titre personnel avait aussi beaucoup de talent.J’ai eu tout de suite de coudre mais pas un coussin, non, non, … direct une grande trousse de toilette, avec des poches de formes et tailles différentes bien-sûr, même si toutes ne servaient pas vraiment, et avec un fond en cercle, le carré ou rectangle étant trop simple ! ah ahPrise de cette compulsion régulière de tenter mon pouvoir sur cette machine si docile, j’avoue avoir subtiliser en l’absence de ma mère un ou deux draps pour les étaler par terre et couper avec les ciseaux de cuisine, les formes que j’imaginer pour que je puisse enfin réaliser ma première couture portable.Voyant que par je ne sais (toujours) pas, par quel miracle j’avais réussi un truc à enfiler, je me suis vite mise à le refaire dans une grande serviette de toilette, y ai mis une fermeture éclair devant et me suis fait reconnaître par mes premiers admirateurs qui m’ont vite pardonné le vol de draps, qui en fait méritaient déjà d’être recyclés (upcyclés, comme on dit maintenant !).A été fabriqué ma toute première création de vêtement, nommé ce jour, « veste, manches courte avec capuche, à rayures verticales marines et blanches ». Sans le savoir, mais aussi par obligation, je recycler les matières chinées « intra-muros »… ya pas plus local je crois ? De plus, je pense qu’en terme de durabilité, je devrais vérifier si je bats par le record en vous montrant cette magnifique veste, gardée sans précaution aucune, présente comme tout le dressing sur son cintre, comme si elle pouvait un jour sauver la tenue à trouver en urgence un matin sans inspi 😉Fière et rassurée de mes test en couture, j’ose croire que je vais réaliser la chemise à manches bouffantes en coton blanc, avec un nouage à la taille (celle des danseurs étoiles) demandée pour le spectacle de fin d’année par l’école de danse dans laquelle je progresser tous les soirs de la semaine après l’école, pensant que je serais danseuse étoile un jour. Lors de la première répète en costumes, j’ose aujourd’hui reconnaître que ma blouse ressemblée à une vraie tenue de scène comme je les avais tellement observées, dans les livres de danse, les ballets à la télé ; ce qui a du manqué à toutes les mamans ayant passé des soirées à confectionner avec engagement la tenue de leur cher artiste en devenir.Ma conviction de pouvoir coudre été faite ! Tout naturellement, je n’ai pas tremblé quand la prof de danse m’a demandé de réaliser tous les tutus et accessoires pour la fin de l’année. S.O.S. tata ! il me faut une vraie machine ! Une industrielle, une grosse, qui va vite. La familiale portative, qui avait relayé rapidement la vielle Singer à pédale des années 50, ne suffisait déjà plus.Nous voici toutes les deux avec quasiment 40 ans d’écart, adoptant un seul et même langage. Moi, à ces côtés dans une usine en liquidation lors de la vente aux enchères du parc de machine, découvrant plus d’une trentaine de machines industrielles alignées les avec les autres et écoutant le commissaire-priseur-priseur énuméré les prix et tapant avec son petit marteau. Et bien, je suis repartie avec ma toute première à coudre, aussi lourde qu’une armoire normande et prenant la place d’un bureau dans ma chambre. Mes parents, eux pourraient vous parler du bruit qui les bercés durant leur sommeil, dans la chambre mitoyenne.L’adolescence dirigeant ma vie, la couture n’étant pas la priorité des études à mener, ma chère machine est restée à l’arrêt mais n’a jamais quitté ma chambre. Elle a même été rejoint par 2 jolis mannequins en bois, obtenus en dons par des connaissances à maman, si je me rappelle.Maman, me dis un jour… « pourquoi ton nom est inscrit en université ? comprennant qu’il n’y avait que lui connu des listes d’étudiants en présents en amphi à écouter un mini prof. vu de tellement loin, que les études n’avaient que peu de chance de pme rendre dans leurs filets. Ma deuxième chance, après ma tante a été sa sœur : ma maman ! qui me dit tout naturellement : « ..mais pourquoi ne fais-tu pas une école de mode, couture….Un truc comme çà ? » Hein ? Quoi ? La couture peut être mon métier ? Ma vie prenait du sens !!! Je serais COUTURIERE ! et fière de l’être !La chance suivante : être l’aînée de la tribu des petits enfants. Mon grand-père paternel, rejoignant mes aïeules maternelles, me finança ma première année au sein de la prestigieuse école de mode, prisée et unique de l’époque, l’école ESMOD. Pour la seconde année, j’ai appris la vente en pâtisserie tous les week-ends. Diplôme en poche, ma conviction pour ce métier s’était totalement affirmée et sans réfléchir, et occultant mes ressentis personnels opposés, je prépare ma future vie à Paris. Sans dimensions connues, je flotte sans repères dans un avenir totalement vide relations, adresses, recommandations… pas le choix, je sais que ma patience et persévérance feront le reste. … nous voilà en 1996. Chap. 2 – Du Sentier en passant par le marais. A SUIVRE …. (en attendant, n’hésitez pas à me raconter votre coup de foudre pour la couture ). » Une couturière parmi la vie «